Un matin d’août, Élise se tenait au-dessus de la vallée.
La bruyère colorait les pentes.
Une jeune apicultrice lui demanda pourquoi les règles de la marque étaient si strictes.
Élise pensa à Bastien.
Au restaurant.
Aux photos.
À l’incendie.
Au tribunal.
Puis elle pensa aux ruches de son grand-père, à Lucas, à sa mère, à Julien sous le châtaignier.
— Parce que la confiance coûte cher, répondit-elle.
— Les analyses ?
— Non.
Élise sourit.
— Quand on perd la confiance, l’argent est la partie la moins chère pour la retrouver.
Des milliers d’abeilles traversaient la lumière.
Elles n’appartenaient à personne.
Elles revenaient parce que la ruche méritait qu’on y revienne.
Élise les regarda disparaître au-dessus des fleurs.
Puis elle rentra chez elle.
FIN
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