Élodie rappela qu’un résultat négatif ne transformait pas Julien en invincible. Il resta isolé jusqu’à la disparition complète de la fièvre.
Il s’agissait probablement d’une autre infection respiratoire, aggravée par le froid, la fatigue et les journées trop longues.
Camille fut furieuse de soulagement.
— Tu as failli me tuer de peur sans même avoir la bonne maladie.
— Désolé.
— Plus de journées de dix heures.
— D’accord.
— De vrais repas.
— D’accord.
— Des jours de repos.
— Là, tu exagères.
Elle le fixa.
— D’accord.
Pendant sa convalescence, Julien découvrit l’autre côté de l’attente. Camille partait tôt et rentrait tard. Chaque heure dehors devenait une histoire catastrophe dans son esprit.
Un soir, il s’excusa.
— Pourquoi ? demanda-t-elle.
— Pour toutes les fois où je t’ai dit « ne t’inquiète pas » comme si l’inquiétude avait un interrupteur.
Camille l’embrassa sur le front.
— Tu progresses. C’est pénible, mais beau.
Continuer gratuitement
Débloquer ce chapitre
Regardez une courte publicité pour débloquer ce chapitre.