Henri fut retrouvé au sol près de son lit, conscient mais très déshydraté. Les effets secondaires de la chimiothérapie avaient empiré. Il n’avait appelé personne par fierté.
À l’hôpital, il était furieux.
— C’est humiliant.
— Très bien, répondit Julien. Vous le méritez.
Henri écarquilla les yeux.
— Pardon ?
— Vous passez votre temps à expliquer que personne ne tient seul, puis vous décidez que vous êtes l’unique exception.
Henri resta bouche bée.
Puis il éclata de rire.
— Maladie professionnelle des proviseurs. On déteste qu’on nous organise.
— Habituez-vous.
Camille mit en place une rotation d’appels. Quelqu’un contactait Henri chaque matin et chaque soir. Les courses arrivaient deux fois par semaine.
Pour la première fois, Henri accepta d’être aidé sans plaisanter.
Ce fut probablement plus difficile pour lui que la chimiothérapie.
Continuer gratuitement
Débloquer ce chapitre
Regardez une courte publicité pour débloquer ce chapitre.