La Lumière des Profondeurs
Lire le chapitre 11: Chapitre 11
L'interrogatoire commença le lendemain matin, bien que Lucien n'ait aucun moyen de dire l'heure dans l'obscurité. La porte de la cellule s'ouvrit, et deux gardes le traînèrent dans une petite pièce éclairée par une unique ampoule au plafond. La pièce contenait une table métallique, deux chaises et un appareil d'enregistrement. Un homme en uniforme gris était assis derrière la table, le visage sans expression.
« Asseyez-vous, » dit l'homme.
Lucien s'assit. Les gardes prirent position derrière lui, leur présence un rappel constant des conséquences de la résistance.
L'interrogatoire dura des heures. Les questions étaient répétitives, conçues pour l'épuiser : Qui étaient vos complices ? Quel était le but de l'opération ? Qui a installé le relais de dérivation ? Qui d'autre connaissait les dispositifs non autorisés ?
Lucien ne répondit à aucune. Il répétait la même phrase encore et encore : « Je n'ai rien à dire. »
L'interrogateur s'énerva. Il éleva la voix, frappa la table du poing, menaça Lucien de traitements pires. Mais Lucien restait calme, la voix ferme.
Il avait fait son choix. Il ne trahirait pas ses amis.
À la fin de la journée, l'interrogateur abandonna. Il fit signe aux gardes, et Lucien fut ramené dans sa cellule. La porte claqua, et l'obscurité l'engloutit à nouveau.
Il s'allongea sur le sol de pierre froide, le corps endolori par les heures passées assis, l'esprit engourdi par l'épuisement. Mais quelque part au fond de lui, une petite flamme de défi brûlait encore.
Ils pouvaient briser son corps. Ils pouvaient lui prendre sa liberté. Mais ils ne pouvaient pas lui prendre la vérité.
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